[PREDA-PILL] la nature humain vous est caché
31 messages
Mise à jour: il y a 5 mois
Moyaonaa
il y a 5 mois
sagesse674 a écrit :
on partira d'un postula simple l'Homme est un primate évolué, vivant dans une civilisation bien trop avancé pour lui et donc in-fine sa nature
Postulat faux bye bye
OffshoreDDB
il y a 5 mois
Vision un peu fantaisiste mais pas délirante
On est effectivement pas conçu pour la société dans laquelle on vit
sagesse674
il y a 5 mois
sagesse674
il y a 5 mois
Plus simplement : notre société est TOUJOURS basée sur la violence
Juste de manière beaucoup plus sophistiquée qu'à l'âge de pierre
Marstatane
il y a 5 mois
Ton instinct de prédation t'a fait oublier l'existence des virgules
sortient
il y a 5 mois
Toi t'es sous les 90 de QI, l'op veut dire qu'on comble tous nos besoins pour tuer notre motivation et nous empêcher de concurrencer les entreprises déjà en place. Chasser pour l'op ça veut dire faire du business ou vendre ses idées.
sagesse674
il y a 5 mois
le truc c'est que ce que t'appelle céder à ses pulsions et le faire dans la civilisation ne vas pas vraiment les combler tu vois c'est comme le corno bien sur ça va calmer ta pulsions mais jamais ton instinct de reproduction sera calmé
le truc c'est que la preda-pill c'est pas céder à tes pulsions mais assume tes instincts et adapte les au lieu de les endormir artificiellement, j'espère que tu capte la différence entre instinct et pulsions
Ethylisme
il y a 5 mois
sagesse674
il y a 5 mois
QuidamCommun
il y a 5 mois
Résumé pour ceux qui ont la flemme : L'être humain est un égoïste qui cherche son bonheur au détriment des autres.
Une nouvelle qui nous surprendra tous.
Dezeyde
il y a 5 mois
Mouais, très réductionniste. Une caricature de la pensée de Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra. La morale traditionnelle comme un moyen pour les "faibles" de contrôler les "forts", etc. Sauf que Nietzsche n'encourage pas un simple retour à l'instinct de survie, mais une transcendance de soi à travers la création de nouvelles valeurs.
Dans Leviathan aussi, Thomas Hobbes décrit l'état de nature comme une condition de guerre de chacun contre chacun, où tous luttent pour la survie, mais ça reste bien plus nuancé. Pour lui la civilisation est un contrat social nécessaire pour échapper à cette violence naturelle. On est loin de la notion de cage même si forcément dès qu'on parle de contrat social, il faut rappeler que le contrat social en théorie est souvent idéalisé mais qu'en pratique il ne s'agit jamais d'un accord égalitaire entre tous les membres d'une société. La plupart si ce n'est l'intégralité des sociétés dans l'Histoire ont fonctionné sous forme de hiérarchies où une caste ou bien une classe détient plus de pouvoir, de richesse, ou de privilèges que d'autres.
Après il y a des légitimations plus ou moins discutables de ces hiérarchies, souvent basées sur des croyances religieuses.
C'est là qu'interviennent Karl Marx et Friedrich Engels avec leur lutte des classes. Ils parlent de la société capitaliste comme étant fondée sur une exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie. Le contrat social serait une structure imposée par ceux qui détiennent les moyens de production plutôt qu'un accord volontaire. Mais encore une fois ça reste beaucoup plus nuancé que le simple rapport prédateur/proie.
Enfin bref, tout ça pour dire que ce que tu dis ressemble fortement à une tendance individualiste pseudo-nietzschéenne, mais qui finit par ressembler à un caprice capitaliste flirtant avec l'idée de la sélection naturelle. Tu pousses les gens à devenir des faux-émancipateurs en dévouant la pensée de Nietzsche.
Nietzsche n'encourageait pas simplement à se libérer de toutes les structures ou règles. Il critiquait les valeurs morales chrétiennes traditionnelles qui, selon lui, servaient à dompter les individus et à les rendre conformistes, mais son objectif était la création de nouvelles valeurs par les "surhommes" (Ubermensch), ceux qui transcendent les faiblesses humaines à travers la créativité et l'auto-discipline. Nietzsche n'appelait pas à une rébellion anarchique sans vision.
l'idée de "chasser" et de "créer des pièges" semble refléter une vision purement utilitaire, individualiste, et sans réflexion éthique ou créatrice. C'est une réduction très simplifiée de la volonté de puissance, où tout est ramené à l'exploitation des autres pour son propre gain. Et ce genre de pensée a mené à des dérives extrêmes et déviantes par des gens qui ont eu les moyens d'aller jusqu'au bout de ce fantasme. Je peux par exemple faire le parallèle avec Aleister Crowley et sa fameuse maxime "Do what thou wilt".
Et au final on reste dans la boucle. En prônant une émancipation totale des structures "oppressives", tu finis par reproduire des logiques de domination et d'exploitation au niveau individuel. Ce n'est plus une libération, mais une nouvelle forme d'oppression, cette fois-ci entre individus, à moindre échelle.
Et bref je m'arrête là.
Dezeyde
il y a 5 mois
Finalement je vais conclure: je pense que s'il est évident qu'il existe une pulsion manipulatrice au fond de chaque être humain, pour arriver à des fins plus ou moins primitives, il en reste que l'être humain est aussi doté d'un aspect vertueux, où il cherche à identifier les injustices pour aller au-delà justement de ses propres désirs de primate. L'être humain est plus qu'un primate, il a des idéaux, des principes, il a un grand sens du sacrifice. Réduire l'être humain à un simple mammifère vorace lui retire toute trace de son humanité, au final.
ZenKo_18cm
il y a 5 mois
Mouais, très réductionniste. Une caricature de la pensée de Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra. La morale traditionnelle comme un moyen pour les "faibles" de contrôler les "forts", etc. Sauf que Nietzsche n'encourage pas un simple retour à l'instinct de survie, mais une transcendance de soi à travers la création de nouvelles valeurs.Dans Leviathan aussi, Thomas Hobbes décrit l'état de nature comme une condition de guerre de chacun contre chacun, où tous luttent pour la survie, mais ça reste bien plus nuancé. Pour lui la civilisation est un contrat social nécessaire pour échapper à cette violence naturelle. On est loin de la notion de cage même si forcément dès qu'on parle de contrat social, il faut rappeler que le contrat social en théorie est souvent idéalisé mais qu'en pratique il ne s'agit jamais d'un accord égalitaire entre tous les membres d'une société. La plupart si ce n'est l'intégralité des sociétés dans l'Histoire ont fonctionné sous forme de hiérarchies où une caste ou bien une classe détient plus de pouvoir, de richesse, ou de privilèges que d'autres.
Après il y a des légitimations plus ou moins discutables de ces hiérarchies, souvent basées sur des croyances religieuses.
C'est là qu'interviennent Karl Marx et Friedrich Engels avec leur lutte des classes. Ils parlent de la société capitaliste comme étant fondée sur une exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie. Le contrat social serait une structure imposée par ceux qui détiennent les moyens de production plutôt qu'un accord volontaire. Mais encore une fois ça reste beaucoup plus nuancé que le simple rapport prédateur/proie.
Enfin bref, tout ça pour dire que ce que tu dis ressemble fortement à une tendance individualiste pseudo-nietzschéenne, mais qui finit par ressembler à un caprice capitaliste flirtant avec l'idée de la sélection naturelle. Tu pousses les gens à devenir des faux-émancipateurs en dévouant la pensée de Nietzsche.
Nietzsche n'encourageait pas simplement à se libérer de toutes les structures ou règles. Il critiquait les valeurs morales chrétiennes traditionnelles qui, selon lui, servaient à dompter les individus et à les rendre conformistes, mais son objectif était la création de nouvelles valeurs par les "surhommes" (Ubermensch), ceux qui transcendent les faiblesses humaines à travers la créativité et l'auto-discipline. Nietzsche n'appelait pas à une rébellion anarchique sans vision.
l'idée de "chasser" et de "créer des pièges" semble refléter une vision purement utilitaire, individualiste, et sans réflexion éthique ou créatrice. C'est une réduction très simplifiée de la volonté de puissance, où tout est ramené à l'exploitation des autres pour son propre gain. Et ce genre de pensée a mené à des dérives extrêmes et déviantes par des gens qui ont eu les moyens d'aller jusqu'au bout de ce fantasme. Je peux par exemple faire le parallèle avec Aleister Crowley et sa fameuse maxime "Do what thou wilt".
Et au final on reste dans la boucle. En prônant une émancipation totale des structures "oppressives", tu finis par reproduire des logiques de domination et d'exploitation au niveau individuel. Ce n'est plus une libération, mais une nouvelle forme d'oppression, cette fois-ci entre individus, à moindre échelle.
Et bref je m'arrête là.
la nouvelle morale c'est pas celle de la transcendance c'est celle du retour à l'instinct la morale de mère nature c'est celle là qui est dans la preda-pill
et arrête de croire que l'humain est au dessus de tout les autres animaux c'est une erreur une forme de narcissisme humain
ZenKo_18cm
il y a 5 mois
Finalement je vais conclure: je pense que s'il est évident qu'il existe une pulsion manipulatrice au fond de chaque être humain, pour arriver à des fins plus ou moins primitives, il en reste que l'être humain est aussi doté d'un aspect vertueux, où il cherche à identifier les injustices pour aller au-delà justement de ses propres désirs de primate. L'être humain est plus qu'un primate, il a des idéaux, des principes, il a un grand sens du sacrifice. Réduire l'être humain à un simple mammifère vorace lui retire toute trace de son humanité, au final.
tu pourrais dire la même chose pour les chiens et leur maître pourtant tu penses que le chiens est fait pour faire cou-couche panier ou pour vivre en meute dans la nature
sagesse674
il y a 5 mois